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Vers la chronique Familiale des du SAUSSAY

Fiche individuelle de Léobin du SAUSSAY de GRÉVILLE

Léobin du SAUSSAY de GRÉVILLE est né le mercredi 15 avril 1829 à Gréville (50).
Il est l'enfant de Henry Hyacinthe "Adrien" du SAUSSAY de GRÉVILLE, âgé de 32 ans,
et de Julie Victoire LE CACHEUX, âgée de 39 ans.
Voir l'acte de Naissance AD 50, Gréville-Hague ( 1827-1839) Ref. 5MI 559, page 36/182.
Voir AD de la manche, la table décennale 1823-1832 de Gréville : 5Mi 419 page 9.
.
A une date non connue, (Avant 1885) et à un endroit non connu, il épouse Catherine CRISTAL.
à ma connaissance ce couple a eu quatre enfants :
- Floxel ° lundi 20 avril 1885 à
Alger, déclaré le 23 avril.
- Osberne ° Vers 1887
- Robert * ° Samedi 3 mai 1890, à Toulouse, déclaré le 5 mai.
- Marthe ° vendredi 15 février 1895 à Alger, déclarée le 18 février (de santé fragile, décédée, jeune après un accident)..

- Le dimanche
3 avril 1904,3 impasse Levacher, à Alger, est né un enfant :
Étienne Frédéric, fils de “demoiselle” Catherine CRISTAL et d'un père “non dénommé”.
C'est la sage femme qui déclare la naissance de l'enfant : Voir l'acte.
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Remarques :
- Cet acte comporte des inexactitudes:
Catherine CRISTAL a en fait 42 ans, et non 38 ans et
elle n'est pas “demoiselle”
puisqu’elle est toujours mariée avec Léobin du SAUSSAY de GREVILLE
(Voir l'acte de décès de Léobin du SAUSSAY de GEVILLE, où il est dit, 1 an après, en 1905 :
Habiter
3 rue Levacher et être l'époux de Catherine CRISTAL)...
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Le vendredi 31 mars 1905, Léobin du SAUSSAY de GREVILLE meurt à Alger, à l'hôpital de Mustapha,
Voir l'acte de décès, daté du samedi
1 avril 1905 (Acte N° 399 H al, page 107), Léobin a 76 ans.

Sur l'acte il est dit habiter
au 3 rue Levacher à Alger et mort le 31 mars, Avenue Maillot à Alger
(
avenue qui deviendra plus tard l'avenue Battandier).
En fait, d'après l'acte du premier mariage de son fils Robert, il meurt bien le 31 mars 1905,
mais dans la commune de Mustapha, là où il y avait le grand hôpital civil,
(
cette commune venait d'être réunie définitivement Alger, par le décret du 4 avril 1904).
: On peut donc finalement penser que son corps a été, le lendemain de sa mort,
transporté de l'hôpital civil de
Mustapha, jusqu’à l'avenue Maillot
qui est
proche de l'hôpital militaire du centre-ville : Là où devait être la morgue).

À sa mort, sa femme
Catherine CRISTAL a 42 ans, son fils aîné Floxel a 20 ans,
Osberne a ~18 ans, Robert 15 ans, Marthe 10 ans et Étienne Frédéric 1 an.
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Récapitulatif sur sa vie :

- En 1829 (15 avril ) Naissance de Léobin, son père (33 ans) déclare sa naissance.
- En 1848 (7 décembre) son père (52,5 ans) et sa mère se marient :
................à cette occasion, ils le reconnaissent à nouveau. Léobin a 19 ans.
- En 1851, son père (55 ans) , vend le domaine de Gruchy. Léobin a 22 ans.
- En 1864, son père (68 ans) est en France à Urville-Hague : Il y fut témoin lors du mariage de Ludovic TISON
............... avec Rose Alexandre Marie Justine FOLLIOT d'URVILLE sa cousine, l'acte indique qu'il demeurait
............. ..dans l'Orne à Montabard (61 000), (à 8 km d'Argentan sur la route de Falaise). Léobin a 35 ans.

A une date non connue (probablement après 1864 et avant 1874) Léobin et son père partent (ensemble ?) en Algérie, à Oran.

Léobin
achète un domaine à Oran, pour y cultiver du coton, mais cette tentative fut un échec. **(voir note ci-dessous)
L’évêché d'
Oran lui a alors racheté sa propriété. (D'après la tradition orale de la famille :
Léobin aurait été en relation avec le comte de Tocqueville et l’évêque d'Oran).
Avec l'argent de cette vente,
Léobin part ensuite au Mexique, pour essayer d'y cultiver le coton.
Il rentrera en France, rapatrié (sanitaire?) et ruiné.

- 1874 (le 4 novembre)
Son père Henri Hyacinthe Adrien (78,5 ans) meurt à Oran, où il habitait.
...............près de la gare du chemin de fer. L'acte de décès fut retranscrit à Gréville. Léobin a 45 ans.
...............(peut-être Léobin part-il à ce moment-là au Mexique, ou peut-être est-il déjà au Mexique ?
...............(En tout cas, sa présence n'est pas mentionnée dans l'acte de décès de son père).

En 1885 (20 avril) :
à 56 ans (11 ans après la mort de son père).
................D'après l'acte de naissance de son fils Floxel : Léobin est :
..............."Agent de carénage de la compagnie de l'omnibus" à Alger.
................(Les omnibus étaient des voitures hippomobiles : Genre de diligence.
............. ..L'agent de carénage : Nettoie entretient et répare leur carrosserie)
............. ..Il habite Alger, rue Rovigo.
En 1890 (3 mai) : à 61 ans :
................D'après l'acte de naissance de son fils Robert, à Toulouse, Léobin est :
................Représentant de commerce” à Toulouse. Il habite, 15 rue Lejeune, à Toulouse.
................(Remarque : À l'époque, Toulouse est réputée pour ses constructions sur mesure d'Omnibus
................calèches, coupés... très en vogue dans la haute bourgeoisie. Voir ce site).

En 1891 à 62 ans :
...............D'après le recensement de 1891 de Toulouse, canton nord : Au 15 rue Lejeune, Toulouse, Léobin est :
...............Ingénieur. (Remarque : Dans cet acte sa femme Catherine CRISTAL est dit avoir 38 ans, or elle avait en fait, 28, 29 ans)

En 1895, à 66 ans :

................À la naissance de sa fille Marthe, Léobin est dit être :
................"Ancien chef d'exploitation des chemins de fer", en Algérie.
.................Il habite Alger, rue Montpensier.

En 1904 (samedi 1 er avril) à 76 ans :
................Sur son acte de décès à Alger, Léobin est dit être :
................Surveillant auxiliaire des Ponts et Chaussées”, à Alger.
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** NOTE :
"... Il faut rendre cette justice au Second Empire que, pendant cette période, les travaux publics, travaux de ports, de routes, de barrages,
furent poursuivis avec activité et intelligence. Les forages artésiens furent continués dans l'
Oued-Rir. La ligne de chemin de fer de Philippeville
à Constantine fut ouverte à l'exploitation en 1870, celle d'Alger à Oran en 1871.
Quelques concessions de mines furent accordées ; on commença à exploiter le cuivre à
Mouzaïa, le plomb à Ghar-Rouban et à Kef-Oum-Theboul, le fer à Aïn-Mokra.
En matière agricole, on continuait à s'attacher surtout aux cultures industrielles.

C'est à ce moment que se place l'apogée de la culture du coton, pratiquée dans la vallée du Chélif à Saint-Denis-du-Sig, à Perrégaux et à Relizane.
Elle commença à prendre de l'extension
en 1860, pendant la guerre de Sécession ; le maximum fut atteint en 1866 avec 2 000 planteurs, 4 000 hectares,
74 000 quintaux exportés ;
en 1867, on tomba à 20 000 quintaux; ce chiffre se maintint pendant quelques années, puis s'abaissa peu à peu
et
la culture finit par disparaître en 1890. Le coton exigeant l'irrigation, de grands barrages-réservoirs furent construits pour procurer l'eau nécessaire à cette plante ;
mais les frais d'irrigation et de main-d'œuvre amenèrent à y renoncer. Les encouragements de l'État étaient d'ailleurs assez mal compris ;
il achetait la récolte et faisait égrener le coton ; les producteurs s'habituèrent à ces achats administratifs, et ne cherchèrent pas à se créer eux-mêmes des débouchés.
Le décret de
1860 adopta le système des primes, mais les prix devenant de moins en moins rémunérateurs, on finit par se désintéresser de cette exploitation.

En 1866, il y eut en Algérie une formidable invasion de sauterelles, qui causa de graves dégâts.
En 1867, un tremblement de terre détruisit plusieurs villages du pied de l'Atlas, entre autres la Chiffa et El-Affroun ; Blida, déjà détruite en 1825,
fut de nouveau très éprouvée. Puis ce furent le choléra et le typhus qui envahirent les trois provinces et auxquels les indigènes, mal vêtus, mal nourris,
succombèrent en grand nombre. Mais surtout une sécheresse persistante aboutit à un véritable désastre; la récolte, médiocre en 1865, fut très mauvaise en 1866,
à peu près nulle en 1867 ;

les céréales étaient détruites ainsi que les pâturages; à l'automne, des neiges abondantes achevèrent de faire périr ce qui restait de bétail.
Il en résulta une terrible famine, qui dura de novembre 1867 à juin 1868. Les habitants des steppes et du Sud, chassés par la faim, descendaient vers le Tell
où ils espéraient trouver de l'orge et du blé, mais les gens du Tell étaient eux-mêmes aux prises avec la disette.
Des bandes d'indigènes presque nus arrivaient par groupes compacts, semant de leurs cadavres les routes et les abords des agglomérations,
rôdant autour des villes et des villages, implorant la pitié des colons.

Les documents officiels évaluèrent le nombre des victimes à 300 000 ; il fut probablement plus élevé. La France s'émut de ce désastre.
Des souscriptions s'organisèrent de toutes parts. Le Corps législatif vota 2 400 000 francs pour faire face à cette calamité publique.
Le gouverneur général fit venir du grain de différents ports d'Europe. On organisa des chantiers de charité, des asiles, des comités de bienfaisance.
A Alger, la maréchale
de Mac-Mahon et les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul distribuèrent chaque jour des vivres et des vêtements.

Source : Collectif des Guelmois site Internet GUELMA-FRANCE

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